Les parasites sont fréquents et maîtrisables. La clé est un plan reproductible : comptages d’œufs dans les selles, gestion intelligente du fumier et stratégie encadrée par un vétérinaire, adaptée à votre région et à votre troupeau.
La chaleur et la sécheresse ne remplacent pas un plan de dépistage
La chaleur ou le stress hydrique des pâturages peuvent modifier la fréquence à laquelle les chevaux broutent et la façon dont l’écurie gère les sorties, mais la météo à elle seule ne permet pas de savoir si un cheval a besoin d’un traitement. Un cheval qui semble en bonne santé peut tout de même éliminer des œufs de parasites, tandis qu’un cheval présentant des signes inquiétants peut nécessiter plus qu’un simple comptage d’œufs de routine.
Élaborez ce plan avec votre vétérinaire. Les recommandations actuelles pour les chevaux préconisent d’effectuer des comptages d’œufs dans les selles une ou deux fois par an afin de classer les chevaux en faible, moyenne ou forte élimination, ainsi que des tests annuels de réduction de l’élimination d’œufs dans les selles pour vérifier l’efficacité du vermifuge choisi. Les comptages d’œufs dans les selles ne permettent pas de diagnostiquer tous les problèmes liés aux parasites. Une perte de poids soudaine, une diarrhée, des signes de colique, de la fièvre ou une dégradation de la condition physique justifient une évaluation vétérinaire.
Les parasites intestinaux, communément appelés vers, constituent l’une des menaces les plus répandues mais évitables pour la santé des chevaux. S’ils ne sont pas maîtrisés, ils peuvent priver votre cheval de nutriments, contribuer au risque de colique et provoquer un stress interne à long terme.
Types de parasites courants chez les chevaux
- Petits strongyles (cyathostomes) - Les plus fréquents ; ils peuvent former des kystes dans la paroi intestinale.
- Grands strongyles - Historiquement dangereux, mais aujourd’hui moins fréquents grâce aux programmes modernes de vermifugation.
- Vers ronds - Affectent principalement les poulains et les jeunes chevaux.
- Ténias - Peuvent contribuer aux troubles digestifs et au risque de colique.
- Oxyures - Peuvent provoquer des frottements de queue et des irritations.
Signes que votre cheval pourrait être parasité
- Perte de poids ou difficulté à reprendre sa condition physique
- Pelage terne et rêche
- Diarrhée ou selles irrégulières
- Frottements fréquents de queue
- Signes de colique ou d’inconfort
- Comportement léthargique ou baisse des performances
Prévention et gestion
- Effectuez des comptages d’œufs dans les selles une ou deux fois par an afin de classer les chevaux en faible, moyenne ou forte élimination
- Demandez à votre vétérinaire d’effectuer chaque année des tests de réduction de l’élimination d’œufs dans les selles afin de confirmer que le vermifuge choisi est toujours efficace
- Évitez la rotation automatique à intervalles fixes et traitez chaque cheval individuellement selon les recommandations vétérinaires
- Faites tourner les pâturages et évitez le surpâturage
- Retirez régulièrement le fumier des boxes et des zones de sortie
- Fournissez de l’eau et des aliments propres et non contaminés
- Travaillez avec votre vétérinaire pour vous adapter aux risques régionaux et saisonniers
Pourquoi c’est important
La lutte contre les parasites ne se limite pas à la vermifugation. Elle concerne la santé intestinale à long terme, les performances et la prévention. Un programme bien conçu permet de garder votre cheval en meilleure santé, de réduire les traitements inutiles et de maintenir une écurie plus propre.
Gardez un plan pratique
Notez les dates de tests, les résultats, les traitements et les suivis de chaque cheval. Réévaluez le plan lorsque les chevaux changent de place, que la composition du troupeau évolue, que la pression de pâturage augmente ou qu’un vétérinaire identifie un nouveau risque.
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